mercredi 30 juin 2010

RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES SUR LES FINANCES DE LA FRANCE

DECLARATION DE PIERRE‐ALAIN MUET, DEPUTE DU RHONE, MEMBRE DE LA
COMMISSION DES FINANCES
Le constat lucide de la Cour des comptes est sans appel. La crise n’explique qu’un tiers du déficit actuel. Celui‐ci, qui représente 7,5 % du PIB, ne résulte qu’à hauteur de 1,5 % de la conjoncture et de 1 % des mesures du plan de relance.
Les 5 % restants constituent un déficit structurel, accumulé avant la crise.
Contrairement à d’autres pays européens, la France présentait déjà en 2008 un fort déficit qui bien entendu n’a pu que se creuser avec la crise. Le rapport de la Cour nous apprend qu’un point de déficit structurel supplémentaire entre 2008 et 2009 s’explique à hauteur de 0,6 point par des baisses de prélèvements et pour le reste par des dépenses supplémentaires.
Si notre pays se retrouve dans la situation qui est la sienne aujourd’hui, c’est non seulement parce que les récents gouvernements n’ont pas su réduire les déficits en période de croissance mais les ont aussi laissés dériver ensuite en sus des effets propres de la crise.
La comparaison avec l’Allemagne est particulièrement éclairante : en 2004‐2005, celle‐ci présentait comme la France un déficit excessif.
Elle l’a ramené à zéro avant la crise et ne l’a pas laissé s’aggraver ensuite, autrement que du seul fait de la crise. Et en 2009, il ne représentait que 3,3 % de son PIB. Comme l’indique la Cour dans son rapport, alors que la récession a été moindre en France que dans les autres pays de la zone euro, l’augmentation du déficit y a été identique.
Et ce n’est pas le plan de relance qui peut l’expliquer car il n’a pas été de plus grande ampleur chez nous – il a même été légèrement plus faible. La hausse du déficit observée en France n’a été dépassée que dans les États les plus affectés par la crise, comme l’Irlande ou l’Espagne.
Un déficit primaire passant de 0,5 % à 5 % du PIB, cela ne s’était jamais vu ! C’est dire que notre pays finance aujourd’hui par l’emprunt non seulement les intérêts de sa dette mais aussi une bonne partie de ses dépenses courantes, en tout cas la moitié des dépenses du budget général de l’État.
Ce n’est pas tenable ! Le Gouvernement a beau jeu de tenir des discours sur la rigueur et les mesures futures à prendre pour maîtriser les déficits. Le bilan de ce qui a été fait depuis quelques années est accablant.
Le rapport de la Cour permet aussi de couper court aux allégations selon lesquelles les collectivités locales seraient mal gérées. En effet, elles seules sont parvenues à réduire leur déficit en 2009, le ramenant de 0,4 % à 0,3 % sachant en outre qu’elles ne peuvent financer par l’emprunt que leurs investissements.
Selon la Cour, le déficit devrait représenter 7 % du PIB en 2011 et encore plus de 6 % en 2013.
À cet horizon, la dette atteindrait, selon elle, 2 000 milliards d’euros, 1 800 milliards seulement selon le Gouvernement.
Même dans l’hypothèse la plus optimiste, la dette de la France aura donc doublé en dix ans.
En effet, à l’été 2002, elle était inférieure à 900 milliards d’euros.
À l’avenir, le service de la dette représentera à lui seul 3,8 points de PIB soit davantage que le déficit des retraites !
La politique conduite ces dix dernières années a vraiment été irresponsable.
Dans le programme de stabilité que le Gouvernement a adressé à Bruxelles, il fait l’hypothèse d’une croissance annuelle de 2,5 % sur la période 2011‐2013.
Or, tous les organismes internationaux sont beaucoup moins optimistes : la Commission européenne ne prévoit que 1,5 % et le FMI 1,8 %.
Il est donc particulièrement imprudent de fonder des prévisions de réduction du déficit sur des hypothèses aussi peu réalistes.
Il faut d’ailleurs remarquer que les prévisions du Gouvernement varient selon la perspective dans laquelle il se place.
Lorsqu’il s’agit de réduire les déficits, il anticipe que tous les effets de la crise vont être immédiatement annulés et n’hésite pas à retenir des hypothèses particulièrement optimistes, voire irréalistes.
Mais lorsqu’il s’agit des déficits des régimes de retraite, c’est alors le pessimisme qui est de mise avec des prévisions de croissance ne dépassant pas 1,5 % ou 1,8 %.
Or, avec une croissance annuelle de 2 % seulement, inférieure donc à celle retenue par le Gouvernement pour le court terme, une bonne part du déficit des retraites serait résorbée.
Il est faux de laisser accroire que le produit des prélèvements obligatoires augmentera de deux points de PIB en 2013 grâce à une élasticité des recettes à la croissance de 2 en 2010 et de 1,2 les années suivantes. Une telle élasticité n’a jamais été constatée par le passé.
Une telle augmentation du produit ne pourra donc être obtenue que par une hausse du taux des
prélèvements obligatoires.
Puisque j’ai entendu invoquer le courage pour s’attaquer aux niches fiscales, il en est une à laquelle il faudrait s’intéresser tout particulièrement.
C’est la niche dite « Copé », dont le coût, évalué à 4,3 milliards d’euros en 2008, passerait à 12,5 milliards, d’après le rapport.
Si l’on cherche des économies, il en est que l’on peut faire sans problème…

mardi 29 juin 2010

Touchez pas au grisbi!


Revenir sur l'augmentation de 170% de son salaire aurait été plus convaincant", a estimé le président PS de la Commission des finances de l'Assemblée nationale après les annonces sur la baisse du train de vie de l'Etat.

lundi 28 juin 2010

Dépendance : les courtes vues de la droite

Un rapport parlementaire sur le financement de la prise en charge de la dépendance préconise l’obligation d’une souscription à une assurance privée. Ce début inaugure très mal de la suite des débats.

Face à des besoins nouveaux importants, il est nécessaire de refuser le dangereux amalgame pratiqué par la droite qui fait de la responsabilisation individuelle le cache misère de son refus d’une véritable politique solidaire et collective de prise en charge de la dépendance.

Le recours aux assurances privées revient à confier le risque dépendance au marché.

Cela ne permettra pas de garantir des conditions justes, efficaces et susceptibles de répondre aux besoins.

Le rôle des assurances privées ne peut être envisagé qu’à la marge et en complément d’un socle de base universel et financé par la solidarité nationale.

Par ailleurs, la proposition de réserver l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) aux personnes les plus dépendantes est inacceptable.

Cela reviendrait à supprimer l’APA à la moitié des bénéficiaires, cela contredirait l’exigence d’une prise en charge adaptée et le plus tôt possible pour préserver l’autonomie.

Le Parti socialiste rappelle qu’il est favorable à un nouveau champ de protection sociale d’aide à l’autonomie tout au long de la vie.

samedi 26 juin 2010

Nouvelle baisse de fréquentation des transports en commun

Force est de constater que cette baisse se renouvelle d'année en année, et on peut désormais la considérer comme structurelle.

Certes, la structure du réseau est mal adaptée aux personnes actives.

Certes, c’est une conséquence des modifications de comportement des personnes âgées qui utilisent de plus en plus leur véhicule personnel ou celui d'un membre de leur entourage au lieu de prendre l’autobus.

Mais c’est avant tout une des résultantes de la baisse démographique, qui, qu’on le veuille ou non, se traduit par une diminution de la fréquentation des services offerts à la population.

Alors, quel avenir pour les transports en commun à Montluçon ?

L’adaptation du réseau aux personnes "non captives", en améliorant en particulier la "vitesse commerciale", pour permettre à ceux qui prennent leur voiture pour rejoindre leur lieu de travail de bénéficier d'une proposition attractive en terme de temps de transport est plus que nécessaire.

Cependant, cette perspective représente un coût non négligeable et va être rendu plus difficile par les choix d'urbanisme réalisés qui ont délibérément "oublié" les couloirs de bus (réaménagement du boulevard de Courtais et de l'avenue de la République en particulier).

Faute de nouvelles propositions à court terme, la collectivité se trouvera devant 3 solutions « défensives » :

  • assumer un déficit d'exploitation encore plus élevé.
  • répercuter les surcoûts sur l'usager.
  • restreindre l'amplitude du réseau.

L’heure des choix va bientôt sonner.

Il est indispensable de solliciter l’avis des montluçonnais sur leurs attentes vis-à-vis du réseau de transports en commun.


vendredi 25 juin 2010

Rions un peu

Suppression du bouclier vital

Les services de l’Etat viennent de signifier une importante diminution de l’enveloppe d’Aide à la Gestion Locative Sociale (A.G.L.S) accordée à l’ensemble des résidences sociales de la région. Et, surtout, la suppression, dès cette année 2010, de la subvention aux services « Accueil de Jour ». Cela placerait les associations de Moulins, Montluçon et Vichy en situation de difficulté en terme de maintien des prestations (au regard des besoins de la population) et des emplois (par rapport aux salariés).

Par exemple à Moulins, cette absence de ressources, qui représente trois Équivalents Temps Plein (3 E.T.P.), conduirait inévitablement à penser l’organisation de la rupture de contrats de travail et à la fermeture du service malgré qu’il soit un service majeur pour toute personne démunie en demande d’aide sociale, d’hébergement ou de prestations sociales diverses (2854 personnes accueillies en 2009).

Cette décision est d’autant plus incompréhensible que l’accueil de jour est fait pour ceux qui ont tout juste les moyens de vivre et qui, à défaut de bouclier fiscal, ne possèderaient même plus un bouclier vital.

Que signifie encore « Liberté » pour les plus démunis ?

Quelle « Egalité » dans cette société ?

Et quelle signification a encore le mot « Fraternité » ?

Je laisse à chacun le soin d’apporter sa réponse …

Jacques Lahaye

Président de l'association moulinoise

jeudi 24 juin 2010

APPEL A SOLIDARITÉ AVEC LES SALARIÉS D'ERASTEEL

APPEL A SOLIDARITÉ AVEC LES SALARIÉS D'ERASTEEL

SOUTENONS LES FORGERONS

La direction d'Erasteel envisage la suppression de 102 emplois sur le site de Commentry. Vendredi 25/06/2010 une manifestation est prévue dans les rues de la ville.

Rendez-vous à 10H, place du champ de foire.

Le Parti Socialiste appelle tous les citoyens à se joindre nombreux à la manifestation pour soutenir les salariés d'Erasteel et pour sauvegarder les emplois sur le bassin commentryen.

TOUS DANS LA RUE !








Le PS appelle ses militants et ses sympathisants à se rendre à la manifestation du 24 juin pour une réforme des retraites juste, efficace et durable.

Dans l'Allier les manifestations ont lieu à 15 h

à Montluçon Place Jean DORMOY,

à Moulins devant le lycée Banville

à Vichy Place de la Poste

mercredi 23 juin 2010

Woerth-Bettencourt : les Français attendent des réponses et des décisions


Le Parti socialiste demande solennellement au Président de la République d'apporter aux Français des réponses précises et claires à propos de l’affaire Bettencourt.

Le Parti socialiste rappelle qu’au lendemain des réceptions des donateurs de l’UMP, en présence du Chef de l’Etat et du Ministre du budget, il avait déjà souligné l’incompatibilité entre la fonction de Ministre du budget et celle de trésorier de l’UMP. Cette situation était inévitablement source de conflits d’intérêt et donc inacceptable au regard des principes fondamentaux de la République. Les récentes révélations sur la gestion des affaires de Mme Bettencourt le confirment.

Nous demandons qu’il soit répondu aux questions suivantes, que chacun est en droit de se poser dans une démocratie :

- Quels étaient la fonction et les missions exactes de l’épouse du Ministre du budget de l’époque dans la société qui gère les affaires de Mme Bettencourt ? A-t-elle eu connaissance ou été impliquée dans l’organisation de l’évasion fiscale qu’a reconnu Mme. Bettencourt ? M. Woerth en a-t-il été informé ?

- Eric Woerth a-t-il rencontré les conseillers de Mme Bettencourt et a-t-il partagé avec eux des informations ?

- Quelle est la nature et le montant des dons reçus par l’UMP ou par des organismes qui lui sont liés de la part de Mme Bettencourt, mentionnés dans les enregistrements par M. de Maistre, gestionnaire de sa fortune ? A quel bénéficiaire ? A quelle date ? Pour quel objet ?

- Comment se fait-il qu’aucune enquête n’ait été demandée, par le Parquet ou la Chancellerie, face à une fraude fiscale avérée de la part de Mme Bettencourt ?

- Quels sont le rôle et l’implication exacte de M. Ouart, ancien conseiller du Président de la République, qui semble avoir été en rapport régulier avec M. de Maistre ? A quel titre est-il intervenu ?


Le Parti socialiste considère qu’il est inacceptable de balayer ces interrogations légitimes et nécessaires d’un revers de la main.

Il est urgent de mettre fin aux doutes et au trouble créés dans notre pays par cette affaire qui nous mène bien loin de la « République irréprochable » promise par M. Sarkozy.

Il lui appartient aujourd’hui de faire toute la lumière sur cette affaire et d’en tirer toutes les conséquences.

mardi 22 juin 2010

Le danger des politiques aveugles de rigueur par Ségolène Royal

Je veux souligner la pertinence de la position de Barack Obama concernant les risques que fait courir la rigueur budgétaire.

Dans une lettre adressée aux chefs d'Etats et de gouvernements du G20, le Président américain appelle les pays du G20 à agir ensemble pour renforcer la reprise, à l'encadrement très strict du secteur financier et à lui « faire payer les dommages qu'il peut causer ».

Je souhaite que les pays européens et les institutions internationales écoutent avec attention ce point de vue du Président Obama qui rejoint celui de l'Organisation Internationale du Travail ainsi que les prises de position de plus en plus nombreuses d'économistes dont certains révisent d'ailleurs leur doctrine à la lumière de la persistance des dérives de l'économie financière.

La brutalité des plans de rigueur en train de se mettre en œuvre partout en Europe, y compris en France, loin d’éloigner le risque du sur-endettement, va au contraire le rendre encore plus dangereux.

Le monde, et particulièrement l’Europe en retard de croissance, a besoin aujourd'hui de manière urgente de règles du jeu qui mettent la finance au service de l'économie et l'économie au service de la croissance créatrice d'activités et d'emplois.

Les politiques de rigueur aveugles sont un contresens économique qui peuvent déboucher sur une récession comme celle des années 30.

Au Congrès de l'Internationale socialiste, je mettrai l'accent sur ce risque et sur les 6 clefs nécessaires selon moi à la construction d'un autre monde :

1) Faire de l'efficacité économique et de la justice sociale un couple inséparable : les politiques aveugles de rigueur deviennent un danger. Elles creusent les inégalités et entraînent un recul du pouvoir d'achat, et donc conduisent à la récession. Une autre voie est possible

2) Réhabiliter le rôle de la puissance publique : l'Etat n'est pas le problème mais une partie de la solution. C'est à la volonté politique de reprendre la main pour en finir avec les désordres de la finance mondialisée. Ce n'est pas d'Etat brancardier mais d'Etat anticipateur, porteur d'une vision à long terme de l'intérêt général, que les pays malmenés par la crise ont impérativement besoin pour s'en sortir et surtout ne pas y retomber

3) Accélérer la croissance verte et la sociale-écologie qui constitue le gisement d'emplois et de qualité de vie de demain

4) Définir et protéger nos biens publics mondiaux : La privatisation effrénée des services publics et la marchandisation de tous les domaines de l'existence n'ont eu nulle part les effets vertueux que promettaient leurs partisans

5) La démocratie comme condition de l'efficacité politique : Nos peuples aspirent à autre chose que ces décisions prises sans eux et du coup mal pensées, mal appliquées, parfois brutales et toujours verticales. Nous devons, nous socialistes, tirer lucidement les leçons de ce qui ne marche plus et aussi comprendre de quelles frustrations se nourrissent les succès des partis qui s'affichent comme anti-système, alternative aux partis traditionnels et à l'écoute des aspirations populaires

6) Contre la violence des marchés et les hégémonies dépassées : construire un ordre juste à plusieurs voix.

Ségolène Royal
Vice-Présidente de l'Internationale socialiste

lundi 21 juin 2010

Réunion publique sur les retraites

Frédéric Kott entrait directement dans le vif du sujet en exprimant la révolte des socialistes face aux choix de la droite et du Président de la République :

Øqui s’en prend toujours aux mêmes, ceux qui commencent à travailler tôt, qui sont les plus mal payés et dont l’espérance de vie est la plus courte.

Øqui attaque François Mitterrand, alors qu’en 1981, de nombreux salariés mouraient avant la retraite.

Øqui renie ses engagements, lui qui avait déclaré qu’il ne reviendrait pas sur la retraite à 60 ans parce qu’il n’avait pas reçu mandat pour cela.

Ø qui refuse de revenir sur les injustices qu’elle a créées, et en tout premier lieu le bouclier fiscal.

Øqui va créer de nouvelles injustices puisque quelqu’un qui aura commencé à travailler à 18 ans, devra cotiser 44 ans, sans rien toucher de plus sur sa retraite.

Øqui ose dire qu'il n’y a que 10 000 emplois pénibles sur 25 millions de salariés, alors qu'un ouvrier vit en moyenne 7 ans de moins qu'un cadre.

Øqui demande à des femmes qui ont subi le temps partiel et qui n’ont pas de carrière complète de travailler jusqu’à 67 ou 68 ans.

Ø qui s’attribue le monopole du courage, annonce quelques petits prélèvements alibis mais refuse toute de véritable participation du capital à l’effort collectif.

Il appelait au nom des socialistes à la mobilisation du mouvement social et à être tous dans la rue le 24 juin à l’appel de l’intersyndicale.

Philippe Glomot, après cette introduction, poursuivait par une présentation des propositions du Parti Socialiste pour l’avenir des retraites, avec en particulier les données chiffrées qui permettrons avec ces mesures de pérenniser le système jusqu’en 2025.

La parole était ensuite donnée aux représentants des organisations syndicales puis à l’assistance pour de nombreuses interventions ou témoignages.

Bernard Lesterlin, député de la circonscription, concluait la soirée en rappelant que la pseudo réforme présentée par le Ministre du Budget ne garantissait pas un financement des retraites au-delà de 2018, et en présentant l’action des parlementaires de gauche face à cette attaque délibérée du Gouvernement.

samedi 19 juin 2010

TOUS DANS LA RUE A L'APPEL DES SYNDICATS

Ensemble

contre une réforme injuste et pour le maintien du droit à la retraite à 60ans

24 juin 2010

PAR NOTRE MOBILISATION,

FAISONS RECULER LE GOUVERNEMENT

RASSEMBLEMENT à 15 h place Jean Dormoy

Le gouvernement avec mépris a affirmé vouloir maintenir le cap, sans prendre en compte la mobilisation des salariés, des retraités, des privés d’emploi et des jeunes, il écarte toute idée d’un véritable débat et reste campé sur l’allongement de la durée de cotisation et le report de l’âge légal au-delà de 60 ans.

L’intersyndicale s’insurge contre de telles propositions et réaffirme que la réforme doit se faire sur d’autres bases, celle d’un choix de société orienté vers la réponse aux besoins sociaux.

70 % des Français sont contre la réforme proposée, transformons ce désaccord en une forte mobilisation.

A l’appel des Organisations Syndicales le 24 juin tous en grève et en manifestation pour dire au gouvernement et au MEDEF que d’autres solutions existent.

La remise en cause de l’âge légal au-delà de 60 ans est inacceptable et injuste.

En particulier, elle fait porter les efforts sur les salariés qui ont commencé à travailler tôt et les salariés les plus précaires.

La reconnaissance de la pénibilité est INCONTOURNABLE, et ne doit pas être individualisée comme le veut le gouvernement, mais être une véritable garantie en fonction des métiers exercés.

La question de nouveaux financements doit être au centre des décisions, ce que refuse le gouvernement.

Une politique de l’emploi cohérente doit être menée, est-il logique de vouloir maintenir les plus anciens dans l’emploi alors que les plus jeunes ont des difficultés à y entrer ?

Parce que rien n’est joué, le 24 juin tous ensemble en grève et en manifestation pour dire NON à cette politique de recul social.

vendredi 18 juin 2010

Les chômeurs abandonnés en pleine crise !


Le « bilan d'exécution budgétaire 2009 » de Pôle emploi, examiné par son conseil d'administration mardi 15 juin 2010, fait apparaître un résultat financier 2009 en déficit de 118,2 millions d'euros. La majorité des membres du conseil a émis un avis négatif sur ce bilan : l'État a versé en 2009 à Pôle emploi 187 millions d'euros de moins que prévu dans la convention tripartite signée avec l'Unédic et Pôle emploi. Les « prestations sous-traitées » représentent près d'un tiers des dépenses d'intervention, soit 272,7 millions d'euros.

Un an après la fusion des services du placement et de l'indemnisation des chômeurs, l'intégration à marche forcée de l'ANPE et de l'UNEDIC au sein de Pôle Emploi se déroule toujours dans des conditions désastreuses. Agents surmenés, sous-traitance de l’accompagnement des chômeurs à des opérateurs privés inexpérimentés, temps réduit pour chaque demandeur d’emploi, radiation pour des broutilles et aujourd’hui désengagement financier de l’Etat : le gouvernement se veut méthodique dans son objectif de démantèlement du service public de l’emploi.

Le Royaume-Uni, le Danemark et les Pays-Bas consacrent 3 fois plus d'argent par chômeur que la France pour accompagner le retour à l'emploi. Investir dans le service public de l'emploi contribue à doper le marché du travail, diminuer le chômage, stimuler la consommation et donc à favoriser la relance économique. Au cours de l’année 2009, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi et tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B, C) a véritablement explosé (+ 18,2 %, soit 587.800 demandeurs d’emploi). C’est l’année choisie par le gouvernement pour faire des économies sur l’accompagnement des chômeurs.

Le Parti socialiste condamne fermement ce désengagement manifeste de l’Etat. Le plan d’austérité imaginé par le gouvernement se met petit à petit en place : les retraites seront uniquement financées par les salariés, les chômeurs seront abandonnés.

Qui croire ?

Le Maire de Montluçon, qui, lors du Conseil Municipal d'hier soir, en bon chef de l'UMP, tente de faire croire à l'absence de désengagement de l'Etat?
Ou son propre Adjoint aux Finances, qui annonce une baisse de 6% des dotations de ce même Etat dans le budget de la Ville de Montluçon?
Un démenti en direct pour le moins inattendu ...

jeudi 17 juin 2010

Le rappel à l'ordre de René Souchon


Suite aux propos tenus dans la presse par Monsieur Dugléry (UMP) je souhaiterais rappeler notamment aux élus de l’opposition que le temps de la campagne électorale est derrière nous et qu’aujourd’hui, l’action doit prévaloir sur la polémique.

C’est particulièrement indispensable dans le domaine économique si l’on considère le contexte de crise qui perdure, et particulièrement crucial pour les entreprises et les salariés auvergnats qui rencontrent de grandes difficultés.

Dans cet état d’esprit, j’ai réuni il y a un mois la cellule de veille économique et sociale pour relancer la concertation avec les observateurs et les acteurs de la vie économique en Auvergne ; l’objectif étant d’adapter en permanence nos dispositifs d’accompagnement.

A l’instar des réunions précédentes, chacun a répondu présent. Nous avons donc pu avancer sur un certain nombre de pistes en faveur du développement économique de notre Région dans un climat particulièrement constructif et responsable ; les représentants des groupes politiques et notamment celui de l’opposition étant bien évidemment invités à assister à cette réunion.

L’Agence régionale de développement économique(ARDE) a par ailleurs élu récemment son nouveau Président Hamid BERKANI et son nouveau conseil d’administration. Là encore, je tiens à préciser que deux sièges sont occupés par les représentants de l’opposition au sein de cette instance économique qui agit au jour le jour pour favoriser l’installation et le développement d’entreprises en Auvergne.

Cela participe d’une gouvernance qui donne toute sa place à la transparence. A ce titre, les modes de représentations sont parfaitement conformes aux règles d’attribution à la proportionnelle que nous nous sommes fixé pour toutes les instances auxquelles participe la Région.

Dans les deux cas que relève Monsieur Dugléry, il convient de ne pas se tromper d’approche. Il y a des temps et des lieux pour le débat politique : la campagne électorale et les réunions de l’assemblée régionale sont de ceux-là. Les élus de l’opposition feraient bien d’en prendre conscience.

En aucun cas, la cellule de veille économique et sociale et l’ARDE ne doivent servir de marche pied à la polémique politicienne. Elles perdraient ainsi toute crédibilité et toute force d’action.

A contrario, nous devons faire perdurer un mode de gouvernance qui assure une confiance mutuelle et si j’en juge la participation et la qualité des relations que nous entretenons avec nos nombreux partenaires du monde économique et social, nous avons tout intérêt à poursuivre notre action en ce sens.

L'expression claire et nette du suffrage universel du mois de mars dernier nous le commande, le temps de l'action est venue !

mercredi 16 juin 2010

Réunion publique sur l'avenir des retraites

Pour une réforme juste, efficace et durable !

Les militants socialistes de la circonscription de Montluçon vous invitent à débattre avec eux de la proposition du Parti Socialiste :

La retraite universelle et personnalisée

REUNION-DEBAT

VENDREDI 18 JUIN 2010 à 20 H 30

Salle Robert Lebourg 19 Rue de la Presle à MONTLUCON

mardi 15 juin 2010

Superbe intervention de Marisol Touraine à l'Assemblée Nationale

Ma Photo

Manifestations en Iran


Après la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad, le 12 juin 2009, le régime islamique a durement réprimé les mouvements de protestation.

Des manifestants ont été tués, d’autres ont été exécutés, plusieurs centaines de personnes ont été emprisonnées. Certains d’entre eux, notamment des personnalités politiques réformatrices, des journalistes et des intellectuels sont toujours sous les verrous.

À l’occasion de l’anniversaire de cet événement, les chefs de l’opposition iranienne ainsi que huit partis et organisations politiques opposés au président iranien ont appelé à des manifestations pacifiques en Iran. Devant le refus des autorités d’autoriser cette manifestation et pour éviter une nouvelle répression face aux provocations du régime, ils ont renoncé à cette initiative.

L’opposition iranienne organisera des manifestations à travers le monde, notamment en Europe et en France.


Le Parti socialiste s’associe aux protestations des manifestants iraniens. Il dénonce la violation des droits élémentaires de la population à manifester pacifiquement. Fidèle à la position de solidarité qu’il a toujours exprimée à l’égard des mouvements démocratiques et progressistes dans le monde, il réaffirme son soutien à tous ceux qui en Iran militent pacifiquement pour la démocratie, pour la justice et pour des élections libres et transparentes.

lundi 14 juin 2010

Demande de constitution de partie civile

Monsieur le Maire,

« Gérard Tarnaud, ancien président du club de football de Montluçon, l'EDSM, a été mis en examen samedi. On lui reproche des abus de confiance au préjudice de l'EDSM.

Des transferts d'argent auraient été effectués entre le club et son entreprise, la SA Tarnaud, en fonction des besoins de l'une ou l'autre structure. »

Journal La Montagne du samedi 12 juin 2010

Sur la base de ces informations et sans préjuger de décisions de justice à venir, s’agissant d’un préjudice supposé aux dépends d’une association ayant bénéficié de fonds publics et en particulier de subventions municipales, je demande que la Ville de Montluçon se constitue partie civile dans cette affaire.

Je vous adresse, Monsieur le Maire, mes meilleures salutations.

Frédéric KOTT

dimanche 13 juin 2010

Sarkozy voit la France à travers Neuilly et l'UMP

Vous étiez ministre du budget au moment du passage de la retraite à 60 ans, considériez-vous que cela creuserait le déficit ?

Laurent Fabius : Ce que je sais, c'est qu'au moment où nous avons décidé le passage du droit à la retraite de 65 à 60 ans, l'âge moyen de décès des ouvriers et des catégories populaires était inférieur à 65 ans. Concrètement, cela signifie que de nombreux salariés, en particulier dans les couches les plus modestes aux travaux les plus durs, étaient décédés avant de pouvoir bénéficier d'une retraite.

C'était une injustice énorme. Et c'est l'honneur de la gauche d'y avoir mis fin.

Ce que je sais aussi, c'est que le système des retraites, lorsque nous l'avons géré, était équilibré. Ce que je sais enfin, c'est que, comme le soulignent tous les syndicats, si on recule ce droit de partir à 60 ans, ce sera au détriment de millions de personnes modestes.

Notre système de retraite ne paie-t-il pas e fait que les 60 ans aient été appliqués sans discernement ?

Laurent Fabius :Les reculs me paraissent particulièrement graves en ce qui concerne le droit au départ à 60 ans, car cela va pénaliser des millions de personnes modestes. Autre recul : le passage de 65 à 67 ou 68 ans pour le départ effectif en retraite sans décote. On en parle moins, mais si cette mesure, comme on le dit, est décidée, elle signifiera pour des centaines de milliers de personnes, en particulier des femmes qui n'ont pas de carrière complète, une pénalisation très grave.

vendredi 11 juin 2010

Réforme des retraites : l'alibi de la contribution des hauts revenus


Fidèle à sa méthode, le Gouvernement lève le voile sur sa réforme des retraites par fuites organisées. Ainsi, les revenus de plus de 11 000 € par mois seraient appelés à manifester leur solidarité par une contribution exceptionnelle... et transitoire !

De qui se moque-t-on ?

Alors que l'enjeu financier s'élève à plusieurs dizaines de milliards, le Gouvernement annonce un prélèvement rapportant quelques centaines de millions d'euros... de manière temporaire !

Et sur une population qui bénéficie de plusieurs centaines de millions d’euros de cadeaux fiscaux de la part de gouvernement !

La ficelle est un peu grosse : d'un côté, des millions de salariés vont devoir assumer seuls et dans la durée l'essentiel de l'effort de la réforme : de l'autre, quelques milliers de hauts revenus se verront ponctuellement mis à contribution.

La vérité est que la réforme annoncée par la droite est injuste. Ce n'est pas en y ajoutant un zeste de solidarité qu'elle en deviendra crédible et acceptable !

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