mardi 10 septembre 2013

Communiqué de presse de Guy Chambefort, Député-maire d'Yzeure

Les contrats d’avenir pour les jeunes n’intéressent pas l’UMP

Dimanche 8 septembre 2013, les chefs départementaux de l’UMP se sont réunis sur les hauteurs de Meillard. A cette occasion, le Maire de Vichy, président départemental,  a déclaré qu’il refusait de signer des contrats d’avenir dans sa ville ! Attitude scandaleuse du premier magistrat d’une ville qui a pourtant des moyens ! Les jeunes de Vichy, nous l’espérons, s’en souviendront lors des prochaines élections  municipales.
M. Malhuret ne participe cependant pas à des séances de signature de contrats d’avenir en présence du préfet et du photographe de La Montagne, mais pas pour sa ville, comme un certain élu UMP de ma circonscription ! Refusant par sectarisme politique les contrats d’avenir, on pourrait s’attendre à ce qu’il fasse un effort particulier sur le recrutement d’apprentis dans sa collectivité. Ce qui est un comble dans un contexte difficile pour les jeunes qui ont du mal à trouver des maitres d’apprentissage ! Les villes ont du personnel qualifié leur permettant d’accueillir et de former de jeunes apprentis.
Lorsque Nicolas Sarkozy avait relancé la politique des contrats aidés, la ville d’Yzeure s’était engagée dans un soutien important. Elle a recruté via ce dispositif de nombreux demandeurs d’emplois, sans se préoccuper de la tendance politique de la majorité.
Si les villes et les communes importantes faisaient un effort comparable à Yzeure, qui emploie 16 ou 17 apprentis par an, ce sont plus de 200 postes qui pourraient être créés dans notre département !


La jeunesse a besoin d’actes et ne peut attendre…

mercredi 28 août 2013

La réforme des retraites

Le Premier ministre a présenté une communication relative à la réforme des retraites, à l’issue de la concertation qui s’est achevée le 27 août 2013 avec les dernières réunions bilatérales avec les partenaires sociaux.
Le système de retraite par répartition est au cœur du pacte républicain qui lie les différentes générations. Il est aujourd’hui confronté à la fois au départ en retraite des générations d’après-guerre et à l’allongement de l’espérance de vie. Si rien n’est fait, le déficit des retraites atteindra 20,7 Mds€ en 2020 et se stabilisera à 27 Mds€ jusqu’en 2040. La réforme proposée vise à équilibrer le régime général, le Fond de solidarité vieillesse (FSV) et les régimes non équilibrés par subvention, dont le déficit prévisionnel est de 7,6 Mds€ en 2020.
C’est une réforme responsable : elle tient compte de cette réalité incontournable qu’est l’allongement de l’espérance de vie dans notre société. Ainsi, la durée de cotisation nécessaire pour liquider une pension à taux plein sera augmentée d’un trimestre tous les trois ans de 2020 à 2035, date à laquelle elle atteindra 43 ans pour les générations nées en 1973 et suivantes.
C’est une réforme équilibrée, qui partage équitablement les efforts, et qui ne modifie pas les règles pour les personnes qui partiront à la retraite dans les années qui viennent.
Les mesures assurant l’équilibre d’ici 2020 concerneront les actifs et les employeurs, au travers d’une hausse progressive et modérée des cotisations vieillesse, atteignant en 2017 0,3 point pour les actifs et 0,3 point pour les employeurs.
Elles demanderont également un effort aux retraités, tout en en écartant la baisse ou le gel de la revalorisation des pensions des retraités. La revalorisation des pensions en fonction de l’inflation, actuellement effectuée au 1er avril chaque année, interviendra dorénavant au 1er octobre. Les majorations de pensions de 10% des retraités ayant élevé 3 enfants ou plus seront soumises à l’impôt sur le revenu. La mesure touchera principalement les retraités les plus aisés.
C’est une réforme juste, qui accorde enfin à certaines catégories de travailleurs les droits qui leur avaient été refusés lors des réformes précédentes.
Pour la première fois, une réponse concrète est donnée en termes de prévention et de réparation aux salariés qui vivent des situations de pénibilité qui impactent leur espérance de vie. Un compte personnel de prévention de la pénibilité sera créé dès 2015. Il sera ouvert pour tout salarié du secteur privé exposé à un ou plusieurs facteurs de pénibilité. Il permettra de cumuler des points, donnant droit à des formations, à un temps partiel en fin de carrière ou au bénéfice de trimestres de retraite.
Pour les salariés du privé aujourd’hui proches de l’âge de la retraite qui ne pourraient accumuler suffisamment de points sur leur compte individuel, les points acquis seront doublés.
La réforme rendra notre système plus juste pour les femmes. Les trimestres d’interruption au titre du congé de maternité seront mieux pris en compte. Il sera possible de valider plus de trimestre pour les petits temps partiels, qui touchent essentiellement les femmes. Les majorations de pension seront refondues à compter de 2020, pour bénéficier principalement aux femmes.
S’agissant des jeunes, le Gouvernement va permettre aux apprentis et aux jeunes en alternance de valider tous leurs trimestres d’apprentissage. Les jeunes pourront racheter leurs périodes d’études post bac, à hauteur de quatre trimestres au maximum, avec un tarif préférentiel.
D’autres mesures feront progresser la justice de notre système :
·                                 validation de périodes de formation professionnelle et de chômage non
indemnisé ;

·                                 harmonisation des règles de calcul des pensions pour les poly-pensionnés ;
·                                 prise en compte des accidents de carrière pour les assurés à carrière longue ;
·                                 amélioration du minimum contributif ;
·                                 amélioration des pensions agricoles ;
·                                 facilitation de l’accès à la retraite anticipée pour les travailleurs handicapés.
La réforme des retraites rendra notre système de retraite plus simple et plus lisible pour les assurés (compte retraite unique, demande unique d’ouverture du droit à retraite).
Enfin, la réforme sera structurelle. Elle assure l’équilibre du régime général, du FSV et des régimes assimilés à l’horizon 2020 et maintient cet équilibre à l’horizon 2040. Par ailleurs, un dispositif de pilotage garantit l’équilibre des régimes à moyen et long terme. C’est ainsi qu’on rétablira la confiance des Français dans la pérennité de ces régimes.
Enfin, le Premier ministre a annoncé, sur la base des travaux du Haut conseil du financement de la protection sociale, une réforme permettant que le financement de la protection sociale pèse moins sur le coût du travail et sur l’emploi. Cette évolution s’amorcera dès 2014.
Après saisine des caisses nationales de sécurité sociale, le projet de loi réformant les retraites sera présenté en conseil des ministres le 18 septembre 2013, et discuté à l’Assemblée nationale en première lecture à compter du 7 octobre 2013.
  

jeudi 18 juillet 2013

COMMEMORATION DU 72ème ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DE MARX DORMOY

 
Chaque année, le 26 juillet, les socialistes montluçonnais se retrouvent devant la stèle de Marx Dormoy pour commémorer son assassinat par les fascistes.

Marx Dormoy est l'exemple, pour nous socialistes qui sommes ses héritiers, mais également pour tous les progressistes et tous les républicains, d'un homme qui a consacré toute sa vie à la politique, dans le sens le plus noble de la lutte pour le progrès social et l'émancipation de l'homme, restant constamment fidèle à ses valeurs jusqu'au sacrifice de sa vie.

Alors que l’extrême-droite fait son retour par les urnes à Montluçon après 70 ans, nous devons nous rappeler que la tâche n’est jamais achevée. Plus que jamais, nous devons nous inspirer de l’artisan du Front Populaire pour promouvoir l’union de la gauche et le rassemblement des Républicains.

Nous comptons ainsi honorer la mémoire de l'Homme d'Etat, du bâtisseur, du grand socialiste et du grand Maire qu'a été Marx Dormoy, pour faire vivre les valeurs de solidarité, de fraternité, de tolérance chères aux montluçonnais.


La cérémonie se déroulera  le vendredi 26 juillet 2013
à   11h   devant le gisant érigé Avenue Marx Dormoy (Avenue de la Gare)

 Merci à toutes celles et tous ceux qui le peuvent d’assister à cette cérémonie.

jeudi 11 juillet 2013

Frédéric CUVILLIER sur la route Centre-Europe Atlantique pour concrétiser les engagements du Gouvernement



Deux jours après les annonces d’investissements du Premier ministre, notamment en matière de grandes infrastructures de transports, Frédéric CUVILLIER se déplace en Saône-et-Loire et dans l’Allier pour présenter les modalités d’aménagements de la route Centre-Europe Atlantique (RCEA). C’est le premier projet qui se concrétise : la rénovation de cette route particulièrement dangereuse est prioritaire, selon le rapport de la Commission Mobilité 21 remis à Frédéric CUVILLIER le 27 juin dernier. 

La RCEA constitue une grande liaison transversale Est-Ouest qui relie la façade atlantique depuis Royan au sillon rhodanien via Chalon-sur-Saône et Mâcon, et au-delà à l’Allemagne, la Suisse et l’Italie. Elle assure aussi une fonction importante de desserte et contribue grandement à l'attractivité des territoires qu’elle traverse en confortant les activités économiques qui y sont implantées. 

Dans le département de l’Allier, la RCEA est constituée de la RN79 qui s’étire d’Est en Ouest de l’A71 au droit de Montmarault à Molinet à la limite du département avec la Saône et Loire.

Dans le département de Saône-et-Loire, la RCEA est constituée :

-    de la RN79 qui s’étend de la limite du département avec l’Allier jusqu’à l’A6 à Mâcon ;
-    de la RN70 qui s’étend de la RN79 au droit de Paray-le-Monial à Ecuisses et de la RN80 depuis Ecuisses jusqu’à l’autoroute A6 à Chalon-sur-Saône.

Cet axe supporte un fort trafic de poids-lourds et présente une forte accidentologie.

Les enjeux particuliers de sécurité associés à ceux de développement, de desserte et d’accessibilité justifient aujourd’hui que l’aménagement de l’axe sous la forme d’une mise à 2x2 voies soit engagé dans les meilleurs délais.

Le ministre chargé des Transports a décidé, en lien avec les Conseil généraux de l’Allier et de Saône-et-Loire, de retenir les grands principes suivants pour l’aménagement et le financement de la RCEA dans les deux départements.

Le dispositif retenu tient compte des spécificités de la configuration des réseaux routiers de chaque département :

-    Dans l’Allier, il a été décidé une accélération de la mise à 2x2 voies de la RCEA via la mise en concession de l’axe, permettant un achèvement de la totalité de l’aménagement en 2020.

-    Dans la Saône-et-Loire, l’absence d’itinéraires alternatifs performants à une RCEA devenue payante ne permettant pas in fine la mise en concession de l’axe en Saône-et-Loire, la RCEA sera aménagée par la mobilisation de crédits publics dans le cadre d’une maitrise d’ouvrage assurée par l’Etat. Ce dispositif permet l’achèvement des aménagements prioritaires d’ici 2019 et la réalisation des deux tiers des investissements nécessaires à l’aménagement complet de l’axe d’ici 2025.

Le ministre chargé des Transports demande au préfet de la région Auvergne, préfet coordonnateur de l’aménagement de la RCEA, de suivre la mise en œuvre de l’ensemble du dispositif en liaison avec le préfet de la région Bourgogne.

NB : L’ensemble des montants figurant dans ce document sont exprimés aux conditions économiques de 2013.



Dans l’Allier : 


Les principes d’aménagement retenus

A l’issue du débat public tenu du 4 novembre 2010 au 4 février 2011, il avait été décidé de recourir à une mise en concession de l’axe pour financer l’essentiel de la mise à 2×2 voies de la RCEA. 

Sur la base des recommandations faites par la mission d’expertise conduite par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) à la demande du ministre chargé des Transports, les signataires confirment le choix de la concession pour assurer la réalisation accélérée de l’intégralité de l’aménagement de la RCEA dans le département de l’Allier.

La mise en concession reposera sur un système de péages ouverts. Trois points de péage sont prévus sur les sites du Montet, de Montbeugny et de Molinet. La localisation définitive des barrières de péages sera arrêtée dans le respect du droit et des exigences d’équilibre financier de la concession, en cherchant à éviter de pénaliser les usagers locaux. Dans ce cadre, toutes les conditions d’une gratuité, ou tout au moins d’un coût réduit, pour les usagers locaux seront examinées, préalablement à l’établissement du dossier d’enquête publique.

Par ailleurs, le projet de mise en concession prévoit de conserver les échangeurs de Montmarault (A71), des Deux-Chaises, du Montet, de Cressanges, de Chemilly, de Toulon-sur-Allier (RN7), de Montbeugny, de Thiel-sur-Acolin et de Dompierre-sur-Besbre. Le projet intégrera également un nombre suffisant d’aire de repos pour les poids-lourds en transit.

L’Etat assurera une large concertation des territoires concernés afin de préciser les principales caractéristiques du projet concédé, notamment s’agissant de l’implantation définitive des barrières de péages et du devenir des échangeurs actuels. Dans ce cadre seront notamment examinées la possibilité d’inclure l’échangeur RN7/RCEA de Toulon-sur-Allier dans le périmètre de la concession ainsi que les modalités de franchissement de l’Allier.

Financements et calendrier de réalisation des aménagements

Le financement de l’aménagement se fera dans le cadre d’une mise en concession de la section de la RCEA compris entre Montmarault (A71) et le premier échangeur situé à l’est de la barrière de péage de Molinet, soit l’échangeur de Digoin situé en Saône-et-Loire immédiatement après la limite des deux départements 

Le cas échéant, l’aménagement de la section s’étendant entre l’A71 et le Montet pourra être recherché dans le cadre d’un adossement à la concession APRR. Dans cette hypothèse, la concession s’étendrait alors du Montet à l’échangeur de Digoin. 

L’Etat assurera la maîtrise d’ouvrage des études et des procédures, et notamment la déclaration d’utilité publique, jusqu’à la désignation du concessionnaire. Il prendra en charge l’intégralité des coûts correspondants.

Le montant total des travaux est évalué à 361 M€. L’Etat prendra en charge le paiement de la subvention éventuellement nécessaire à l’équilibre de la concession.

Les signataires se sont entendus sur le calendrier prévisionnel suivant de mise en œuvre du projet :

-    fin 2014 / 2015 : lancement de l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique ;
-    1er semestre 2016 : obtention du décret déclarant d’utilité publique l’opération ;
-    2017 : signature du contrat de concession ;
-    2018 – 2020 : réalisation des travaux sous circulation ;
-    2020 : mise en service.

L’Etat examinera avec le plus grand soin les solutions à mettre en œuvre pour permettre aux agents concernés de la direction interdépartementale des routes Centre-Est de poursuivre leur activité sur cet axe s'ils le souhaitent ou au sein de la sphère publique.

Pendant la concrétisation de la mise à 2x2 voies de l’axe, les aménagements nécessaires de sécurisation des sections en cours d’aménagement ou restant à aménager seront en tant que de besoin poursuivis.

Un comité de pilotage départemental sera institué sous la présidence du préfet de l’Allier, auquel le Conseil général sera étroitement associé. Il sera le cadre privilégié pour la conduite de la concertation précitée et pour le suivi de l’avancement de la mise en concession de l’axe dans le département.





En  Saône-et-Loire :


Les principes d’aménagement retenus

A l’issue du débat public tenu du 4 novembre 2010 au 4 février 2011, il avait été décidé de recourir à une mise en concession de l’axe pour financer l’essentiel de la mise à 2×2 voies de la RCEA. 

L’absence d’itinéraires alternatifs performants à une RCEA devenue payante ne permettant pas in fine la mise en concession de l’axe en Saône-et-Loire, la RCEA sera aménagée dans ce département par la mobilisation de crédits publics dans le cadre d’une maitrise d’ouvrage assurée par l’Etat.

Sur la base des recommandations faites par la mission d’expertise conduite par le Conseil général de l’environnement et du développement Durable (CGEDD) à la demande du ministre chargé des transports, les signataires conviennent des trois phases d’aménagement suivantes pour un montant total de 658 M€ :

-    Les aménagements prioritaires de la RCEA : 209 M€ ;
-    Les aménagements optimisés de la RCEA : 231 M€ ;
-    L’achèvement complet de la mise à 2x2 voies de la RCEA : 218 M€.

La consistance des opérations figurant dans chacune de ces phases est précisée en annexe.

Financements et calendrier de réalisation des aménagements

Le financement des aménagements sur la période 2014-2025 sera pris en charge par l’Etat et les collectivités territoriales concernées selon les dispositions suivantes.

Sur la période 2014-2019 : Mobilisation de 209 M€ permettant la réalisation de l’ensemble des aménagements prioritaires, répartis de la manière suivante :

-    Etat : 179 M€, dont 147 M€ seront directement pris en charge sur crédits publics et 32 M€ par un adossement éventuel de la section Prissé-Macon à la concession APRR.
-    Collectivités territoriales : 30 M€.

Sur la période 2020-2025 : Mobilisation de 231 M€ permettant la réalisation de l’ensemble des aménagements optimisés, répartis de la manière suivante :

-    Etat : 192 M€.
-    Collectivités territoriales : 39 M€.

Au-delà de 2025, l’achèvement de l’aménagement sera poursuivi selon des modalités qui seront précisées ultérieurement.

Les modalités de répartition entre les collectivités territoriales de leur participation à la réalisation de ces aménagements restent à définir entre elles. Dans ce cadre, sera notamment mobilisé le produit de l’écotaxe poids-lourds qui sera perçue par le Conseil général sur le réseau départemental.

Les fonds de concours seront appelés par l'État à partir de 2014 au prorata du montant des travaux engagés.

Sur la période 2014-2025, l’effort moyen de l’Etat et des collectivités territoriales dans ce département sera donc de l’ordre de 40 M€/an, soit près de trois fois plus que le rythme constaté au cours des dix dernières années.

Pendant la concrétisation de la mise à 2x2 voies de l’axe, les aménagements nécessaires de sécurisation des sections en cours d’aménagement ou restant à aménager seront en tant que de besoin poursuivis.

Un comité de pilotage départemental sera institué sous la présidence du préfet de Saône-et-Loire, auquel le Conseil général sera étroitement associé. Il sera le cadre privilégié pour le suivi de l’avancement de l’aménagement de l’axe dans le département.
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