5.405 demandeurs d’emploi de catégorie A fin janvier 2011 à Montluçon, soit + 8,7% de chômeurs en 1 an à Montluçon, ce qui est plus que les moyennes nationales et régionales.
mercredi 7 mars 2012
Le chiffre du jour
mardi 6 mars 2012
Sur le blog de Guy Chambefort
En justifiant l’exil fiscal, Nicolas Sarkozy perd le sens de la Nation
La première chose que l’on attend d’un président de la République est l’amour de son pays, la volonté de le défendre envers et contre tout, même en cas de désaccord politique.
Quand Nicolas Sarkozy justifie l’exil fiscal des plus riches pour critiquer la proposition de François Hollande sur la fiscalité des rémunérations indécentes, il manque gravement à ce sens de la Nation. A quel titre les plus fortunés de nos concitoyens seraient-ils les seuls citoyens à pouvoir s’abstraire de leurs devoirs d’exemplarité civique.
Quand votre pays vous a permis de réussir, la moindre des choses est de lui renvoyer l’ascenseur quand les choses sont difficiles. Ce patriotisme du cœur ne s’arrête pas aux portes du CAC 40… La France forte, c’est quand tout le monde mouille le maillot pour elle.
La proposition de François Hollande a fait réagir de nombreux politiques et même des … ≈ sportifs.
Certains footballeurs se sont rangés à l’avis de Nicolas Sarkozy. Ils estiment que la proposition de François Hollande, candidat à la présidentielle (PS), de taxer à 75% les revenus annuels supérieurs à 1 million d'euros n'était "sans doute pas la bonne" et revenait à "tirer dans les pattes" de ceux qui réussissent.
Un des joueurs du PSG ajoute : " si on est soumis à ce régime-là et qu'on a l'impression de travailler pour pas grand-chose, peut-être qu'il y a un risque d'exode massif de joueurs", a-t-il dit.
"Et pas seulement. Ca peut concerner d'autres sportifs ou des PDG qui iront ouvrir leurs entreprises ailleurs. Je ne pense pas que ça favorise le développement des entreprises en France", a-t-il insisté.
Le Ministre des sport, David Douillet y va de sa petite larme, en accusant François de Hollande, (en citant le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez) de tuer le sport français avec sa taxe à 75% sur la part des revenus au-delà d'un million d'euros.
"La mesure va toucher 120 à 150 joueurs de football de la ligue 1", a déclaré David Douillet à la tribune. Il ajoute que "très concrètement, ce qui va se passer c'est que le monde du foot - la Ligue 1 et la Ligue 2, tout ça est connexe via les droits télé - tout cela va se casser la figure!", a-t-il lancé.
Et « puis les millions de personnes qui aiment le foot, tout cela va disparaître à cause de cette mesure totalement démagogique, électoraliste », a-t-il insisté alors qu'il intervenait en marge du débat sur une proposition de loi portant sur l'organisation des manifestations sportives.
Auraient-ils oublié les valeurs du sport ?
Peut-être faudrait-il, rappeler à certains la définition du sport :
Le sport est une activité qui requiert un effort physique et/ou mental et qui est encadré par un certain nombre de règles et coutumes. Le sport se joue en équipe ou individuellement. La plupart du temps l’activité sportive se déroule dans un cadre compétitif. Plusieurs valeurs sont requises pour pratiquer un sport tel qu’entre autres la compétitivité, le fair play, l’organisation, la réflexion, la fraternité et le respect de l’autre, la solidarité.
D’autres ont heureusement une opinion différente.
Pour le handballeur Jérôme Fernandez, le président élu « ne devra surtout pas avantager les plus riches. Je rejoins un peu ceux qui sont prêts à payer plus d'impôts pour aider l'Etat à s'en sortir. A un moment où ça ne va pas, les plus riches se doivent d'aider les autres. »
Quant à l'entraîneur de l'équipe de France de handball, Claude Onesta, il estime, dans un entretien publié samedi par Libération, que la proposition de taxer à 75% les revenus annuels supérieurs à 1 million d'euros "ne tuera pas le foot".
"Cela fait des années que les clubs (français) ne sont plus compétitifs en Ligue des champions! Au lieu de se faire éliminer en quart de finale, ils se feront éliminer en huitièmes, pour ce que ça change... Après, cela ne tuera pas le foot. Vous aurez toujours un championnat de Ligue 1, un premier, un dernier, de bonnes audiences télé", a déclaré Claude Onesta, champion olympique (2008) et double champion du monde (2009, 2011) avec l'équipe de France qu'il dirige depuis 2001.
L'entraîneur, qui considère l'impôt comme "un rendez-vous citoyen", souligne que "le champion ne vit pas dans une bulle. Il est dans la cité".
Aussi, Claude Onesta plaide-t-il pour que les sportifs de haut-niveau travaillent après leur carrière. "Dans le hand ou dans le rugby, à la fin de sa carrière, le mec bosse. Pourquoi les footballeurs y couperaient-ils ? Vous vous posez les bonnes questions, vous redémarrez un projet de vie. Travailler après sa carrière sportive, c'est une chance, pas un drame".
Enfin, concernant les sportifs, notamment les joueurs de tennis, qui choisissent l'exil fiscal, Claude Onesta est catégorique : "Pas de soucis. On ne reste pas dans un pays parce qu'il vous permet de protéger le trésor mais parce qu'on y a des amis, qu'on partage des valeurs avec ceux qui y habitent. Donc, qu'ils s'en aillent".
Je laisse à chacun à ses commentaires.
lundi 5 mars 2012
124 SALARIES DE DELBARD …
… se battent pour sauver leur outil de travail et leur emploi.
Soutenons-les dans cette lutte, participons nombreux à leur prochaine manifestation,
MERCREDI 7 MARS à 17H30
Place Jean Dormoy à MONTLUCON
dimanche 4 mars 2012
Le jour où Sarkozy a oublié qu'il était impopulaire

Il croyait, depuis son bunker élyséen, que les Français étaient des gentils supporters de la Star Ac politique, prêts à applaudir la moindre sortie du génie de la com. Ce Président si sûr de lui était en fait un homme surprotégé, vivant dans une bulle. Il gambadait dans un monde virtuel, sûr de sa toute-puissance, entouré de courtisans mielleux. La Cour lui répétait que son inimitable talent télévisuel allait balayer les derniers doutes.
Or, ce Président, dorloté par un entourage timoré, ne connaissait la France qu’à travers des réunions calibrées au millimètre pour que jamais le moindre son hostile ne parvienne à ses oreilles. Une France rêvée, avec cordons de CRS, préfets tremblant de peur, salles à huis clos. Le contraire de la rue. Ah, la rue ! L’esprit de la Commune, comme dirait Jean-Luc Mélenchon. Avec son côté fourmillant, gouailleux, populaire, où les invectives et les acclamations se télescopent dans un joyeux brouhaha.
Terrible constat
Ce prince du CAC 40, lui, n‘avait droit qu’à une seule musique, celle de sa propre voix, cette voix qu’il allait chercher dans les graves, pour faire Président et donner le sentiment qu’il maîtrisait son sujet… Mais, hélas, pas "ses sujets". C’est qui ces Français qui braillent, découvre-t-il, dans les venelles de Bayonne ? Mais d’où sortent-ils ? Ils n’étaient donc pas des "invisibles", des "assistés", des planqués ? Personne ne lui avait avoué que ces Français en colère, très majoritaires dans le pays, étaient des êtres de chair et de sang, vociférant leur rejet sans ménagement pour la fonction présidentielle. Le roi, brutalement réveillé par ce chahut basque, a perdu les pédales et accusé François Hollande de préparer "l’épuration". Pourquoi pas aussi la déportation ? Ce pétage de plombs d’un candidat toujours en poste à l’Elysée est révélateur de l’électrochoc qu’il vient de subir.
Terrible constat : il ne connaît plus le pays qu’il dirige. Ses thuriféraires l’avaient tellement noyé sous un onguent de flatteries en tout genres qu’il avait négligé l’incroyable impopularité qui le touche. L’incident de Bayonne ne va sans doute pas se reproduire. Finis les petits bains de foule. Nicolas Sarkozy ne va plus jouer les promeneurs solitaires, les présidents accessibles, à la scandinave, allant à la rencontre du bon peuple. Les risques sont désormais trop grands.
Il va reprendre le chemin du one man show, de l’estrade télévisuelle, des escouades de gardes du corps, de meetings plus verrouillés qu’un coffre-fort suisse, et de son cortège de flatteurs qui continueront de lui tendre le miroir de la France forte, sans syndicats, sans socialistes, sans Basques, sans SDF. Un pays sorti tout droit de l’imaginaire du parvis de la Défense, dans les Hauts-de-Seine, son fief, son ADN, où vivent les gens de la tribu du CAC 40. C’est quoi, tous ces Français qui se prennent pour Gavroche ? Ah, le monde irait bien mieux s’il n’y avait que des shows télévisés, cadrés, formatés, sous contrôle…La vraie vie, quoi…
Serge Raffy
