lundi 4 juillet 2011

GRANDE-BRETAGNE. 40.000 familles risquent la rue


Environ 40.000 familles britanniques risquent de se retrouver à la rue en raison de la réforme des allocations sociales prévue par le gouvernement britannique, selon un document du ministère des Collectivités locales révélé dimanche 3 juillet par The Observer.

Dans cette lettre adressée à Downing Street, le ministère fait part de son inquiétude sur le plafonnement prévu des allocations sociales à 500 livres (552 euros) par semaine et par foyer. Ces aides englobent notamment les allocations familiales, logement et chômage.

Environ 40.000 familles pourraient se retrouver sans abri si la réforme est appliquée, affirme dans ce courrier Nico Heslop, chef de cabinet du ministre des Collectivités locales, le conservateur Eric Pickles, qui s'adresse à son homologue à Downing Street, Matthew Style.

Une politique contre-productive

"On constate déjà davantage de pression sur les services chargés des sans-abri", assure-t-il dans ce courrier.

Par ailleurs, les économies de 270 millions de livres (299 millions d'euros) que le gouvernement compte réaliser chaque année avec la réforme sur les allocations seront englouties par le coût que représentera le relogement de ces familles par les collectivités locales, prévient-il.

"Il est probable que cette politique va en fait générer des coûts nets", ajoute-t-il.

Objectif : éliminer le déficit public

Interrogé dimanche, le ministère des Collectivités locales a précisé que ce courrier avait été envoyé en janvier et que "beaucoup de choses s'étaient passées depuis".

"Nous soutenons entièrement toutes les politiques gouvernementales concernant les allocations. Il est évident qu'il est nécessaire de s'attaquer à l'allocation logement qui est montée en flèche à 21 milliards de livres (23 milliards d'euros) par an", a ajouté un porte-parole du ministère.

La réforme des allocations sociales s'inscrit dans le cadre de la politique de rigueur décrétée par le Premier ministre conservateur David Cameron, au pouvoir depuis 2010. L'objectif du gouvernement de coalition, composé des conservateurs et des libéraux-démocrates, est d'éliminer à l'horizon 2015 la quasi-totalité du déficit public.

dimanche 3 juillet 2011

Le dessin du jour

Plantu - Dessin du jour (tous droits résevvés)

samedi 2 juillet 2011

FLAMANVILLE : UN EXEMPLE D’ESCLAVAGE MODERNE

Des eurodéputés du groupe des socialistes et démocrates ont dénoncé les conditions d’exploitation de plusieurs centaines d’ouvriers du chantier de l’EPR sur le site d’EDF de Flamanville, première étape d’une mobilisation des instances européennes.
Une délégation d’eurodéputés socialistes et démocrates, emmenée par la présidente de la commission de l’Emploi du Parlement européen, la française Pervenche Berès et Estelle Grelier, députée de l’euro circonscription, a rencontré des représentants d’EDF, maître d’ouvrage et d’œuvre, et des syndicats, le 1er juillet sur le site de Flamanville.
« Nous sommes d’ardents partisans des grands chantiers européens. Mais ils doivent être socialement exemplaires. Il est inadmissible que des entreprises peu scrupuleuses contournent les lois sociales européennes et nationales pour exploiter des travailleurs », déclare Estelle Grelier, la socialiste française élue de la circonscription.
« De telles sociétés ne devraient pas être autorisées à opérer en Europe. Elles devraient être mises sur liste noire », estime la présidente de la commission de l’Emploi et des Affaires sociales, Pervenche Berès. « Le sort des ouvriers européens de Flamanville est un cas typique de contournement des règles européennes sur le détachement des travailleurs. C’est un exemple d’esclavage moderne », souligne t-elle.
« Nous allons nous servir de ce cas pour exiger une nouvelle fois de la Commission Barroso une révision des règles sur les travailleurs détachés au sein de l’Union européenne afin de lutter contre le dumping social. Nous ouvrirons le débat dès la rentrée de septembre avec la Commission européenne », a annoncé Mme Berès. « Nous allons en outre exiger dans le cadre des marchés publics, des mesures pour clarifier les responsabilités sociales dans la chaîne des sous-traitants du maître d’ouvrage ».
« Dans le cas présent, le responsable du génie civil a fait appel à une société d’intérim pour recruter de la main d’œuvre. D’après nos informations, des Polonais ont été engagés. Ils ont payé des impôts et des cotisations sociales prélevés directement sur leur fiche de paie dont ils n’ont pas la trace. Dès que ces problèmes ont été rendus publics, les travailleurs ont été renvoyés chez eux du jour au lendemain sans autre forme de procès », expliquent Mme Berès et Mme Grelier.
« Je ne doute pas de l’intérêt de la Pologne, qui prend aujourd’hui la présidence semestrielle de l’Union européenne, pour ce dossier » ajoute l’eurodéputée.
« Il existe malheureusement trop d’exemples comme Flamanville en Europe », déplore l’eurodéputée allemande Jutta Steinruck. « Nous avons réalisé le grand marché, créé l’euro mais nous devons encore construire une Europe sociale qui garantisse l’égalité de traitement. Nous voulons l’application du principe « à travail égal salaire égal sur le même lieu de travail », souligne Mme Steinruck.
« Ceux qui sont appelés à travailler dans autre Etat membre doivent avoir accès au droit syndical, à la sécurité sociale, à un salaire décent et à cotiser pour leurs droits à la retraite », estime l’eurodéputée allemande Jutta Steinruck.

vendredi 1 juillet 2011

COMMEMORATION DU 70ème ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DE MARX DORMOY

Chaque année, le 26 juillet, les socialistes montluçonnais se retrouvent devant la stèle de Marx Dormoy pour commémorer son assassinat par les fascistes.

Marx Dormoy est l'exemple, pour nous socialistes qui sommes ses héritiers, mais également pour tous les progressistes et tous les républicains, d'un homme qui a consacré toute sa vie à la politique, dans le sens le plus noble de la lutte pour le progrès social et l'émancipation de l'homme, restant constamment fidèle à ses valeurs jusqu'au sacrifice de sa vie.

Puisqu’il nous appartient de poursuivre ses combats et de rappeler sans relâche les principes qui guidèrent son action : la séparation des pouvoirs, la justice sociale, la démocratie … nous continuons à perpétuer la mémoire de l'Homme d'Etat, du bâtisseur, du grand socialiste et du grand Maire qu'a été Marx Dormoy, pour faire vivre les valeurs de solidarité, de fraternité, de tolérance chères aux montluçonnais.

La cérémonie se déroulera le mardi 26 juillet 2011 à 11 h 30 devant la stèle

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