vendredi 10 décembre 2010

Débat d'Orientation Budgétaire: intervention de Frédéric KOTT

Monsieur le Maire

Nous présentons nos préconisations sur la construction du budget 2011, sur la base de notre analyse des chiffres que vous nous avez fourni et de notre perception de la situation montluçonnaise.

Maintenir un effort d’investissement conséquent, à la fois pour soutenir l’économie locale, pour aménager la Ville, et surtout se doter d’équipements productifs et structurants.

Pour nous, les équipements structurants sont ceux susceptibles de développer de l’activité économique et d’attirer de nouvelles populations. Et c’est là que nous sommes en désaccord avec les options que vous avez prises, car si de nombreux investissements ont été réalisés, ils ne remplissent pas les critères « structurants » que nous appelons de nos vœux. Je ne citerai qu’un seul exemple, celui de la Cité Administrative, qui pèse pour 2,4 millions d’euros au budget de la Ville et de l’Agglo et ce pour encore 14 ans.

Maintenir la qualité du service public municipal avec les moyens matériels et humains nécessaires. Face aux contraintes budgétaires, vous avez procédé ces dernières années à une réduction du personnel avec un non remplacement d’un certain nombre de départs à la retraite, en plus des transferts à l’agglo. La traduction budgétaire est faible car vous faites appel à beaucoup de chargés de mission qui pèsent lourd dans le budget. Mais la traduction sur le terrain est non négligeable, et j’imagine que, comme nous, vous entendez des plaintes de nos concitoyens sur l’entretien de la ville. Nous refusons toute diminution des services rendus à la population sous prétexte de diminution des effectifs.

Développer l’effort de solidarité de la Collectivité, en particulier en soutenant l’action des associations qui oeuvrent au quotidien pour soutenir les personnes en situation de précarité, en complément de l’action de notre CCAS, et qui font face à une explosion de la demande (+ 10% en 1 an) et à l’accueil de nouvelles populations. Nous préconisons une augmentation substantielle de la subvention de fonctionnement de ces associations.

Diminuer le poids de la dette : nous prenons acte des efforts pour inverser la tendance et diminuer le poids de la dette sur nos budgets. Mais, comme c’est le montant de la dette par habitant qui nous semble le plus préoccupant, et comme le nombre d’habitants a baissé plus rapidement que la dette, ces efforts ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Le montant de la dette par habitant est supérieur d’environ 25 % (base 41 170 habitants) à la moyenne des villes de la même strate. C’est une priorité de revenir vers la moyenne nationale.

Quant à la fiscalité, elle devrait encore augmenter. Certes, les taux des taxes locales sont annoncés stables. Cela ne fait pas oublier l’augmentation de la TEOM et la création d’une fiscalité additionnelle sur les ménages par l’agglomération pour compenser les pertes liées à la réforme de la Taxe Professionnelle.

Le budget 2010 n’était qu’un budget de gestion, qui ne répondait pas aux enjeux actuels, et en particulier aux conséquences du déclin démographique et de la paupérisation d’une partie de la population.

En 2011, il faut changer de braquet.

jeudi 9 décembre 2010

Le dessin du jour

http://www.lepost.fr/



La "révolution Cantona" n'a pas eu lieu

mercredi 8 décembre 2010

L'Europe se laisse aller

Jacques Delors : "L'Europe se laisse aller, traversée par des effluves populistes et nationalistes"


L'ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 30 novembre 2009.

Jacques Delors, l'ancien président de la Commission européenne,

ne décolère pas contre les Etats membres qui ont refusé

à de nombreuses reprises les transferts de souveraineté

au profit de l'Union européenne.

Dans un entretien publié dans Le Monde daté mercredi 8 décembre,

il juge que "les 16 membres de la zone euro n'ont pas été capables

d'une vraie coopération. Ils ne réalisent pas qu'ils ont

un bien commun à gérer : l'euro".

Il préconise de créer "des obligations publiques européennes non pour combler les déficits, mais pour financer des dépenses d'avenir", l'institution d'un "fonds d'aide conjoncturelle à mettre en œuvre dans les phases de faible croissance" et "une caisse d'amortissement qui prendrait une partie du déficit de chacun des 16 Etats", afin de dégager des marges pour le soutien de leur activité.

Jacques Delors estime que des sanctions sont indispensables contre les Etats laxistes. "Les sanctions les plus logiques, dit-il, seraient de priver des fonds d'aide structurelle – pour partie et provisoirement – les pays qui ne pratiqueront pas une politique saine."

DÉFENDRE "L'AUTRE" CAPITALISME

Il est aussi très remonté contre les conseillers des banques qui tétanisent les pays en leur intimant l'ordre de réduire leurs déficits, puis en s'alarmant de la panne de croissance qui pourrait en résulter. "Ce n'est pas aux banquiers qui ont reçu des Etats, comme prêts ou garanties, 4 589 milliards d'euros de dicter aux gouvernements leur comportements, s'emporte-t-il. La politique doit être l'ultime référence."

Il appelle à combattre le "capitalisme financier", celui qui a fait du marché et de la création de valeur l'alpha et l'omega de la vie économique et qui "a provoqué la crise mondiale". Il entend défendre "l'autre" capitalisme, "celui de la production des biens et services, de la vraie création de richesses".

Jacques Delors ne regrette pas d'avoir soutenu la création de l'euro qui "nous a protégés contre nos laxismes", mais qui n'a pas stimulé l'économie européenne, en l'absence d'un pacte de coordination économique et en raison d'une focalisation excessive sur les indicateurs d'inflation et de déficits.

"Pessimiste actif", il prédit le pire si… "l'Europe se laisse aller, traversée comme elle l'est aujourd'hui par ces effluves populistes et nationalistes, c'est le déclin assuré, même si nos gouvernants ne s'en rendent pas compte. Et même le meilleur élève de la classe européenne[l'Allemagne] y laissera des plumes…"

mardi 7 décembre 2010

CONSEILS TERRITORIAUX DE LA JEUNESSE

Les conseils territoriaux de la jeunesse auront lieu pour la région Montluçonnaise, vendredi 10 décembre de 17 à 20 heures à l'IUT de Montluçon.
Si vous êtes intéressé par la jeunesse, venez participer aux divers ateliers.
Différents thèmes sont proposés: orientation, emploi, mobilité, sexualité, citoyenneté, création d'entreprises, culture...
Les jeunes de 16 à 30 peuvent aller sur le 16-30, site du rendez-vous de la jeunesse en Auvergne.

www.16-30.fr

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