samedi 4 décembre 2010

Rallonge pour l’école privée: une provocation indécente

Le vote par le sénat d’un amendement attribuant une rallonge de 4 millions d’euros à l’enseignement privé, au détriment des crédits affectés à l’école publique est proprement hallucinant. Dans le budget 2011, le privé ne supporte déjà que 10% des suppressions d'emplois au lieu des 20% que l’équité exigerait.

Le Parti socialiste s’étonne que le Sénat n’ait pas jugé opportun d’étendre sa générosité en proposant, par exemple, de rétablir parallèlement quelques uns des 14 400 postes supprimés dans l’école publique. Il est vrai que l’engagement en faveur de l’école privée du sénateur UMP Jean-Claude Carle, à l’origine de l’amendement, s’est déjà traduit par une loi créant un véritable « chèque éducation privée » à la charge des communes.

Le Parti socialiste appelle les parlementaires à revenir à la raison, et à rétablir les crédits destinés à l’enseignement public, gratuit et laïc, que des années de sape et de restrictions ont suffisamment mis à mal comme cela.

vendredi 3 décembre 2010

Ils osent tout

Mise en cause de l'aide médicale d'État à l'occasion de la journée internationale du sida : la droite ne recule devant rien !

Après l'Assemblée nationale, le Sénat examine la remise en cause l'aide médicale d'État accordée aux étrangers en situation irrégulière ne justifiant pas de ressources suffisantes. Les parlementaires de la majorité, le jour même de la journée internationale de lutte contre le sida, choisissent sciemment de fragiliser davantage encore une population souvent précaire. Le Conseil national du sida, tout comme l'ordre des médecins, se sont insurgés contre cette politique irresponsable.

Ce dispositif permet aujourd'hui à chacun, sur le territoire français, de bénéficier d''une couverture santé minimale. Il s'agit là d'une tradition qui honore la France.

Mais au-delà de cette exigence humanitaire, la remise en cause de ce droit constitue un risque de santé publique. Les populations concernées sont en effet moins vaccinées que la moyenne et souffrent davantage de maladies graves (VIH, hépatites, etc). Ne pas les soigner aura des conséquences sur l’état sanitaire de la population en générale.

Or, imposer un forfait d'accès aux soins de 30 euros, c'est demander à des personnes percevant moins de 634€, de renoncer à se soigner. Après les franchises, les déremboursements, voilà les plus précaires d'entre tous mis à contribution.

Les arguments utilisés par les parlementaires de la majorité sont scandaleux. Le Parti socialiste condamne avec la plus grande vigueur cette mise en cause de l'AME, et dénonce le cynisme de la droite qui n'hésite pas à en faire sa seule décision pour la journée internationale du sida.

jeudi 2 décembre 2010

On ne s’improvise pas défenseur du monde rural

par René SOUCHON

Alors que le récent remaniement ministériel a été l’occasion pour le futur candidat Sarkozy de préparer le terrain politique pour l’élection de 2012, ce dernier a organisé une nouvelle fois un déplacement sur le thème de la ruralité et de l’agriculture. La destination choisie cette fois-ci était l’Auvergne, et plus précisément l’Allier, alors qu’une future candidature de Brice Hortefeux sur le secteur de Vichy aux prochaines élections cantonales est de plus en plus évoquée. La manœuvre apparaît d’emblée comme une démarche caractérisée de pré-campagne dont personne n’est dupe. Il s’agit de choyer un électorat rural qui peu à peu se lasse des tergiversations présidentielles incessantes.

L’Auvergne a déjà accueilli Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire en septembre 2006 dans un contexte de pré - campagne électorale à l’occasion de la finale nationale de concours de labour organisée à Vergezac en Haute-Loire. Une visite le temps d’un discours plein de compassion pour le monde rural et nos agriculteurs. Des propos et des promesses non suivis d’effets. Quatre ans plus tard, il était absent lors de l’ouverture du Salon de l’agriculture, provoquant un tollé chez les organisateurs et la profession. Plus récemment, c’est son ministre de l’agriculture qui « séchait » l’édition 2010 du Sommet de l’élevage dans un contexte de crise agricole exprimées par des manifestations d’éleveurs en plein doute.


La cohérence entre le parcours politique de Nicolas Sarkozy et sa récente préoccupation pour le monde rural ne va pas de soit. Le Président a trop longtemps été de ceux qui défendaient mordicus le libéralisme économique pour aujourd’hui se rendre compte, un peu tard, des méfaits de ce système sur l’équilibre de nos territoires ruraux.

L’Auvergne, de ce point de vue, illustre à quel point libéralisme et ruralité ne font pas bon ménage.

En matière d’agriculture, notons que la crise laitière récente et non encore résolue, traduit les menaces d’une trop grande ouverture des marchés à la libre concurrence. Dans une région laitière comme l’Auvergne, l’appréhension de l’après quotas est grande, tant les incertitudes pèsent sur la sauvegarde de notre production régionale dans une économie agricole non régulée.

Que dire également des logiques commerciales qui renvoient aux oubliettes l’aménagement du territoire. Les contraintes de reliefs sont réelles en Auvergne et le développement des grandes infrastructures de transports ferroviaires se heurte toujours à la nécessité de rentabilité. Les atermoiements actuels de l’Etat qui tarde à financer une ligne à grande vitesse desservant pleinement l’Auvergne en dit long sur le manque de considération du pouvoir actuel à l’égard d’un territoire comme le notre. Cette logique économique est aussi celle qui préside au développement de l’internet très haut débit dans notre pays. Là encore, seule l’action de la puissance publique peut empêcher le désert numérique. L’internet très haut débit représente une opportunité majeure, marquant une rupture tout aussi importante que celle qui avait été marquée par l’arrivée du train au 19ème siècle. ...Un rendez vous à ne pas manquer, mais qui nécessite des moyens de l’Etat au nom de la solidarité territoriale et de l’égalité républicaine. Ces technologies sont devenues à mes yeux « un droit universel » pour les populations. Il en va de la qualité de l’éducation, de la capacité à travailler partout sur le territoire.

Que dire enfin de l’évolution des services publics, dont on voit bien là encore que leur existence est encore trop souvent menacée dans de nombreuses régions rurales. Pourtant l’accès aux services de santé, l’accès aux services postaux, à l’éducation, aux transports publics, sont des éléments essentiels de maintien et de développement des zones rurales. Il ne s’agit pas ici d’un débat simpliste, mais bel et bien d’un enjeu majeur qui se pose en terme de droit. Un Auvergnat a tout autant le droit que quiconque de pouvoir disposer de tous les services publics utiles et essentiels à son équilibre de vie. L’Etat a donc un devoir en la matière, mais nous assistons à une démission et à un « déménagement du territoire », si l’on se réfère notamment au récent mouvement des élus creusois confrontés à de nombreuses fermetures de services publics d’Etat. A l’image de l’Auvergne, les collectivités multiplient toutefois leurs initiatives en faisant appel à des solutions innovantes pour proposer de nouveaux services (accueil de nouveaux ruraux, points visio-publics, points multiservices,développement des filières agricoles courtes et du « bio »).

J’aurais aimé évoquer l’avenir de la ruralité avec le Président de la République, j’aurais aimé participer à la table ronde qu’il organise. J’aurais aimé expliquer nos mesures régionales en faveur des filières agricoles de qualité et de l’agriculture biologique. J’aurais apprécié un échange serein, constructif, un débat sur les différentes conceptions du développement rural et des moyens à mettre en œuvre. J’aurais aimé mais….la collectivité territoriale que je représente n’a pas été invitée.

mercredi 1 décembre 2010

Semaine de la laïcité

Laïcité 1

L’Observatoire de la Laïcité(DDEN, FCPE, FSU, SE-UNSA, UNSA Education, FGRFP, CGT Educ’action, GODF, la Ligue de l’Enseignement) invite, dans le cadre de la semaine de la laïcité, à :

  • Le 3 décembre, à Montluçon - 18 h 30, une table ronde « la laïcité, une valeur pour vivre ensemble », avec le philosophe Henri Peña-Ruiz, dans l’amphithéâtre de l’IUT de Montluçon, avenue Aristide Briand
  • Le 9 décembre à Cusset - 18 h 30, une conférence débat « laïcité et tolérance, quelle est la différence ?» avec Anne-Marie Doly, professeur à l’IUFM de Clermont-Fd ; à l’Amphithéâtre du lycée Valéry Larbaud
  • Le 11 décembre à Moulins - 11 heures, un rassemblement laïque pour fêter l’anniversaire de la loi de 1905, avec l’inauguration de la plaque de la laïcité et un apéritif convivial, à l’IUFM de Moulins, 28 rue des Geais

compteur de visites - adresse ip