mercredi 4 novembre 2009

Sécurité : 11 400 policiers et gendarmes en moins d’ici à 2014

Le budget 2010 est à l’opposé de ce que prétend Brice Hortefeux. Tandis que le ministre de l’Intérieur promet 10754 recrutements en 2010, le projet de loi de finances indique lui, une toute autre réalité : la réduction drastique des effectifs de police comme de gendarmerie.

La purge est à l’oeuvre: 7400 emplois supprimés sur la période 2009-2011, avant que 4000 emplois supplémentaires ne disparaissent entre 2011 et 2013.

Comment peut-on raisonnablement penser que de telles diminutions d’effectifs seront sans conséquences sur le terrain ? En réalité, c’est l’assurance d’une dégradation des conditions de travail et de sécurité des fonctionnaires, l’assurance aussi d’avoir moins de policiers et de gendarmes dans les rues au service de la sécurité des Français, bref la détérioration du service rendu à la population.

mardi 3 novembre 2009

Fermeture de la supérette « VIVAL»: le Centre commercial de BIEN ASSIS en deshérence

Face à l’inertie du Maire devant les actes de vandalisme qui touchent les locaux de l’ancien café du Centre commercial de Bien-Assis, Frédéric Kott avait saisi le Sous-préfet de Montluçon.

Il insistait sur la situation générale du Centre commercial et faisait des propositions pour que la population du quartier puisse enfin disposer d’un équipement commercial de proximité pour l’alimentation, un équipement qui puisse satisfaire les besoins du plus grand nombre.

Monsieur le Sous-préfet n’a pas jamais jugé bon de répondre à son courrier!

Aujourd’hui, la situation se détériore encore et c’est la supérette « VIVAL » qui est fermée, laissant dans le plus grand embarras les personnes âgées, et tous ceux qui ne possèdent pas de voiture ou qui connaissent des difficultés pour se déplacer à pied.

Cette situation faite aux habitants du quartier de Bien Assis est insupportable.

Elle démontre à quel point les autorités locales et municipales se montrent peu intéressées par la vie quotidienne des habitants. La fermeture du magasin d’alimentation aurait dû être anticipée et des mesures de transition auraient dû être préparées pour ne pas laisser les habitants dans une telle difficulté.

Mais, cette municipalité préfère manifestement la communication à l’action réfléchie. Il n’y a qu’à voir ce qu’ont coûté les travaux réalisés autour du centre commercial pour comprendre qu’on aurait pu faire autrement.

Pensons aux tonnes de terre qui ont été remuées et transportées dans la pente … qui reste malgré tout une pente !

Pensons à l’escalier monumental que si peu de monde utilise alors qu’on aurait pu aménager un cheminement paysager beaucoup plus agréable !

Pensons à l’éclairage des arbres la nuit alors que le monde entier se préoccupe du gaspillage d’énergie !

Pensons aux mètres cubes de bitume épandus derrière le château alors que de la pelouse aurait coûté bien moins cher !

Pensons à tout cet argent dépensé alors que le centre commercial se meurt et ne dispose plus de surface commerciale alimentaire.

lundi 2 novembre 2009

Un hommage à nos maîtres d'école, artisans de la République

La Lettre de Guy Môquet, pour quoi faire ?

par Léon-Marc Levy, Proviseur

L'Ecole de la République, bon an mal an, malgré tous ses défauts régulièrement mis en joue et souvent à juste titre, ses lourdeurs pachydermiques, ses dysfonctionnements endémiques, reste un joyau. Il y a cent raisons à cela, toutes liées à des réussites éclatantes. Mais ici, je ne veux en évoquer qu'une : la plus belle réussite de l'Ecole républicaine, c'est la République elle-même ! C'est par l'école, ses maîtres, ses professeurs, tous ses serviteurs, de l'agent de service aux ministres, que, depuis, plus de deux siècles, la République s'est installée lentement comme une évidence dans l'esprit des Français. A se retourner un instant, on s'aperçoit que cette "évidence" républicaine n'était pas gagnée d'avance ! Mieux encore, elle n'est pas encore gagnée, ne le sera en fait jamais : le combat pour les Lumières est permanent, jamais clos.

Qui sont les maîtres joaillers ? Les artisans essentiels de cette leçon réussie, exemplaire ? Le "vieux" proviseur que je suis a pu le voir, de longues années, dans les jours gris et les jours bleus d'un lycée : les enseignants bien sûr ! Des "instituteurs" républicains, à nos professeurs modernes, des écoles aux universités. Ils n'ont jamais attendu des ordres venus d'en haut pour dire aux jeunes français la grandeur de la Liberté, de l'Egalité, de la Fraternité. Nul ne les a contraints à ériger le modèle démocratique comme référence. Et pourtant, pour l'écrasante majorité d'entre eux, ils l'ont fait ! Nul ne leur a dit de prôner les vertus de solidarité, de tolérance, d'ouverture à l'autre. Et pourtant, ils l'ont fait ! Nul ne leur a imposé la manière et les outils pour diffuser et partager l'amour du savoir scientifique, des grands textes et des grands écrivains et philosophes, de la beauté graphique et musicale, et pourtant ils y ont largement réussi !

Non, dites-vous ? Jamais les discordes sociales n'ont été plus grandes, jamais les haines n'ont été si violentes, jamais l'individualisme n'a été aussi échevelé ? Oui. C'est difficilement contestable. Il faut donc en conclure que l'Ecole a échoué ? NON ! On ne peut pas mettre sur le dos de l'Ecole toutes les misères d'une société. Non seulement l'école n'est pas la cause du relâchement du tissu social, de la perte des valeurs morales, de l'affaiblissement des élans collectifs au profit des intérêts individuels, mais elle reste le seul frein à ce glissement terrible de notre Cité vers un monde "ensauvagé" ; à la fois par les valeurs qu'elle continue à perpétuer mais aussi par son aptitude à transmettre les savoirs et à ouvrir les voies du devenir professionnel et social des jeunes français. Cahin-caha assurément ! Avec des « bugs » agaçants, injustes, persistants, auxquels il faudra impérativement apporter remède au risque d'y perdre l'âme de la République. Mais quand même, l'école accomplit encore ses trois missions centrales : éduquer, enseigner, insérer.

La "recette" du miracle ? La liberté opérationnelle des professeurs, leur capacité d'innovation, l'originalité des voies empruntées par chacun, leur ancrage fondamental dans l'humanisme. Quel élève ne se souvient pas de celui, ou de celle, qui ne "faisait pas comme les autres" et qui nous a marqués, parfois profondément, nous a fait découvrir un "autrement" du savoir et, au-delà, de notre perception du monde ?

On veut imposer la lecture d'un texte, la lettre de Guy Môquet, à tous les professeurs de France ? Pour quoi faire ? Leur rappeler ce qu'ils font le mieux, transmettre les valeurs de la République et de l'Humanisme ? Autant demander à un magistrat de respecter la loi ! C'est du même ordre, tant la Morale, privée et publique, est le socle professionnel de nos enseignants. Pas tous, je sais, de la plupart. A leur "flécher" autoritairement la route évidente et qu'ils utilisent tous les jours, à leur imposer les outils de leur "cœur de métier ", on aboutira, à l'opposé du but affiché, à figer les comportements, à les normaliser, à geler l'initiative, à casser le moteur précieux de la passion d'enseigner, d'éduquer. Et, en passant, à transformer une des belles figures de la République et de la Résistance française en un "pensum" indigeste, en ânnonant pour la énième fois le texte bouleversant d'un jeune héros de 17 ans devant des élèves qui l'auront entendu N fois justement ! Eh oui, le système qui consiste à faire l'exercice tous les ans amène un élève de France à entendre, si l'on s'en tient aux seuls lycées, 3 ans de suite et 7 ans si on y ajoute les collèges ! Or, il faut en finir avec l'idée que la répétition est la meilleure pédagogie. C'est la pire. Elle assomme et ennuie. C'est une parodie d'éducation civique que l'on impose aux artisans même de l'éducation civique. Pour exiger le "devoir de mémoire", il faudrait avoir fait un constat d'amnésie. Quel mépris pour l'immense majorité des enseignants de France et quelle méconnaissance de leur travail !

dimanche 1 novembre 2009

Cinquantenaire de la disparition d'André SOUTHON

André SOUTHON est né à Aubusson le 30 Juillet 1906 et décédé à Montluçon le 10 Octobre 1959. Il fut, entre autres, Maire de Montluçon et Président de la ligue des droits de l'homme de l'Allier de 1946 à 1959.

Etudiant en histoire, il fonda avec Jean ZAY et Pierre MENDES-FRANCE une section de la ligue universitaire républicaine et socialiste, dés 1925.


L'un de ses premiers postes de professeur d'histoire, au début des années Trente, l'amena au lycée de garçons de Montluçon.

Pendant la guerre, le lieutenant Southon, mobilisé au 98e régiment d’infanterie, est fait prisonnier le 18 juin 1940 et interné au camp de Soest, en Allemagne où il fonde, dans son stalag, une section socialiste clandestine.

Libéré le 6 avril 1945 par les Américains, il retrouve la France et est élu la même année adjoint à René Ribière, maire de Montluçon. Le 8 décembre 1946, il est élu membre du Conseil de la République et réelu en 1948.
Il devint maire de Montluçon le 11 juin 1950 jusqu'à sa mort. En 1951, il était élu conseiller général du canton de Montluçon-Est.
Secrétaire de la section montluçonnaise de la SFIO en 1952, il occupe d'autres responsabilités, notamment au sein de la Fédération hospitalière de France ou de la Ligue des Droits de l'Homme dont il préside la fédération de l'Allier à partir de 1946.

Présidant aux changements de l’immédiat après-guerre, il est à l'origine de nombreuses constructions montluçonnaises : pavillon de la maternité à l'hôpital, pavillon de médecine Paul-Carnot à la Verne, maison de retraite de Courtais, école d'infirmières, collège de filles Madame-de-Staël, pont supérieur de la Ville-Gozet, écoles Frédéric-Mistral et Jean-Renoir… Sur une idée émise avant-guerre par Marx Dormoy, c'est lui qui réalise l'Ecole nationale d'enseignement technique (ENET), la première en Europe, qui grâce à l'appui du ministre de l'éducation René Billières qu'il avait connu en captivité.
Européen convaincu, André Southon accueille officiellement en mairie de Montluçon, dès le mois de juin 1953, la première délégation d’étudiants allemands, lançant en français, puis en allemand, un vibrant appel à la réconciliation.
Southon s'éteint à Montluçon le 10 octobre 1959, à l'âge de 53 ans, et ses obsèques rassemblent une foule considérable. En son souvenir, la ville de Montluçon baptisa de son nom l'avenue qui conduit à l'ENET.

Une plaque commémorative orne désormais l’entrée du hall de l’Hôpital de Montluçon pour rappeler son engagement en faveur du service public de la santé.

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